Pages

lundi 17 novembre 2014

Des étudiants barrent l’Avenue Cheikh Anta Diop




Photo d'arcchive
Il est 17h. Un groupuscule d’étudiants s’agite le long de l’avenue Cheikh Anta Diop. Aucun moyen de locomotion ne passe. Tout est barré avec des pneus, de grosses pierres, des barils, des troncs d’arbre et des débris d’herbe. Ne comprenant rien à ce qui se passe, je demande le motif de ce désordre au premier venu. Voici son récit. « Je m’appelle Modou Seck et suis étudiant en 1ère année à la Faculté des Sciences Juridiques et politiques. Nous réclamons nos bourses sociales. Vendredi dernier, on avait envoyé une délégation à la direction des bourses. Après discussion, nous nous étions accordés  sur le fait que le virement des bourses se ferait le vendredi suivant et le paiement au plus tard ce lundi à 8h. Mais ce matin, une fois au guichet, on se rend compte à notre grande surprise que l’état n’est pas encore disponible. Dans la journée d’aujourd’hui, on a échangé 5 fois avec un responsable de la direction des bourses qui nous a promis un règlement avant 15h. Toujours rien. La seule solution qui nous reste est le blocage de l’avenue. »
Les forces de l’ordre sont arrivés à 17h20 dispersant tous les récalcitrants avec leurs fameux lacrymogènes et annihilant ainsi toute velléité manifestation violente.

Qualification du Sénégal pour la Can 2015 après sa victoire un but à zéro sur l’Egypte au Caire




Célébration du but sénégalais
Temps forts de la 1ère mi-temps du match Égypte- Sénégal au Caire
17h : Coup d’envoi donné par l’arbitre camerounais Alioum Néant. Le décor est planté. A peu-près 500 supporteurs sénégalais. L’Égypte en blanc avec des rayures noires et le Sénégal en vert-jaune.
2e mn : Début du match sur des chapeaux de roue. Grosse pression du public égyptien. Pressing sénégalais intéressant. Toute l’équipe est à l’abordage. Ahmed Hassan à l’image (Actuel team manager de l’équipe égyptienne, 184 sélections.)
5e mn : Mame Biram Diouf prend le dessus sur le défenseur égyptien Shawky Es Saed par une accélération mais sa frappe est trop croisée. Première opportunité sur la surface égyptienne.
7e mn : Suite à un coup franc magistralement exécuté par Pape Kouly Diop, sociétaire de Levante en Espagne, facilité par une bourde du gardien, Mame Biram Diouf reprend de la tête le ballon au fond des filets. Sénégal 1- Égypte 0. Bonne entame pour les Lions de la téranga.
9e mn : Le gardien égyptien est évacué sur civière. Le Sénégal joue en 3-4-3.
21e mn : Belle séquence égyptienne mais la balle va largement au-dessus des buts de Bouna Coundoul, capitaine ce soir en l’absence de Mohamed Diamé.
24e mn : Arrêt classe mondiale du portier sénégalais malgré le manque de puissance de la frappe de Salah du droit.
31e mn : Coup franc au-dessus des buts de Bouna Coundoul  qui reçoit beaucoup de laser sur le visage. . Les égyptiens éprouvent de grandes difficultés dans la relance.
40e mn : But refusé à Mame Biram Diouf à cause d’une faute de main. Avec lui, y a énormément de mouvement devant.
45e mn : Magnifique enroulée à bout portant de Pape Kouly Diop qui échoue sur la transversale.
Temps fort de la 2e mi-temps du match Egypte-Sénégal au Caire
Début de la seconde période tambour battant comme la première.
69e mn : L’Égypte manque l’égalisation après une bonne combinaison collective.
73emn : Entrée en jeu  d’Alfred Ndiaye à la place de Pape Kouly Diop.
75e mn : Al Saed prend un carton jaune pour une faute sur Sadio Mané, le feu follet de Southampton.
78e mn : Diafra Sakho, le buteur de West-Ham prend la place de Mame Biram Diouf.
90e mn : Long dégagement de Bouna Coundoul, Diafra s’échappe, centre en retrait mais Sadio Mané rate de peu le cadre.
92e mn : Le coup de tête du a failli faire mouche. Bouna est archi battu.
95e mn : Les nerfs s’échauffent, les joueurs se bousculent un peu. L’arbitre accorde un coup-franc à l’Égypte en dehors du temps additionnel.
Le Sénégal se qualifie haut la main à la Can 2015 qui se jouera finalement en Guinée Équatoriale.  

 

      

jeudi 13 novembre 2014

Espoirs et déboires de l’information numérique




C’est reparti. Le CESTI a renoué avec les carrefours d’actualité. Hier, à la salle visioconférence de l’Ucad 2, les étudiants ont assisté à une conférence animée par pierre rimbert, rédacteur en chef du monde diplomatique. Le thème de son exposé était le suivant : Espoirs et déboires de l’information numérique. La rencontre est le fruit d’un partenariat avec le monde diplomatique qui offre aux cestiens un  abonnement au monde diplomatique, un accès en ligne à ses archives et la possibilité de participer à un concours étudiant organisé par le monde diplomatique où il faut proposer des productions à la hauteur des attentes de son journal.
 D’emblée, le conférencier a parlé des bouleversements entrainés par l’économie numérique, notamment dans la pratique journalistique. « Chaque jour ou presque, nous parviennent des informations qui auraient semblé invraisemblables il y a seulement quelques années. Le 18 janvier dernier, par exemple, le quotidien d’affaires britannique, le Financial Times annonçait à la Une que plusieurs centaines de milliers de spam (courriers électroniques non sollicités)  avaient été expédié par un réfrigérateur connecté à internet. » a-t-il indiqué. « Autres cieux, autres acteurs, à la fin du mois d’octobre, les dirigeants de l’organisation de l’Etat islamique en Syrie et en Irak distribuaient des consignes très strictes pour que les combattants cessent de se vanter sur twitter et apprennent à effacer les traces numériques afin de ne pas se faire repérer par les services secrets occidentaux au point que la police religieuse s’intéresse désormais autant aux pratiques numériques qu’à l’observance des pratiques religieuses. » a-t-il encore indiqué. Avant d’en déduire que qu’il s’agisse de vie quotidienne, d’économie, de politique et d’armée, internet et la communication numérique semblent omniprésentes. Ils ouvrent des perspectives inouïes et sont devenus des composantes entières de la vie humaine.
 Seulement, nous n’avons pas tiré toutes les conséquences de cette extension d’internet. Nous continuons souvent à percevoir le monde numérique comme un nouveau média, comme un ensemble de services dématérialisés et d’appareils qui seraient voués à la communication. En quelque sorte, c’est comme si internet était un cosmos à part, un monde qui nous arrive tout fait, tout préparé et auquel au fond on ne pourrait pas changer grand-chose vu que nous ne maitrisons pas ses subtilités technologiques.
 Il lui semble que c’est une erreur car la réalité est plus simple, que l’univers numérique ne se distingue pas fondamentalement des autres domaines où se pose la question du pouvoir et que derrière les sites d’information, les journaux en ligne, derrière les réseaux sociaux se joue un jeu déjà ancien. Des groupes industriels, des Etats, tentent d’imposer leur vision de l’avenir, de la science, de l’économie, du journalisme et de la démocratie. Or, sur chacun de ces sujets, nous avons notre mot à dire. Le contrôle du monde numérique, c’est aussi notre affaire. Pour le comprendre, il faut passer de l’autre côté de l’écran.
 Comme la plupart des nouvelles technologies qui ont été introduites depuis trois siècles, l’information numérique présente un double visage : d’un côté, un visage sympathique, avenant, qui prend la forme de service gratuit qui facilite la vie, élargit nos horizons, qui rapproche les gens, qui donne la parole à ceux et celles qui en ont été privées et une face  plus sombre, moins facile à visualiser car il nous faut regarder au-delà des pages d’accueil, et des smartphones rutilants. C’est le cas de l’affaire Snowdon.
 Comme internet a une histoire qui remonte aux années 40 et qui évolue sans cesse en fonction de choix industriels et politiques, il est possible que les peuples à travers une révolution bien pensée oriente internet en leur faveur.    
.


samedi 8 novembre 2014

Un single pour sensibiliser contre EBOLA




Africa stop EBOLA est le titre d'un nouveau single concocté par les artistes africains que sont Tiken Jah Fakoly, Amadou & Mariam, Salif Keita, Oumou Sangare, Kandia Kora, Mory Kante, Sia Tolno, Barbara Kanam et les rappeurs Didier Awadi, Marcus (du groupe Banlieuz'Arts) , Mokobe, ainsi que Sékou Kouyaté (à la guitare électrique, à la guitare basse,à la kora électrique) et Ludovic N’Holle (à la batterie.)

Ce chant effecué en français et en langues vernaculaires pour atteindre le maximum d'individus est un message qui donne les clés à tous les citoyens africains pour éradiquer l'épidémie.
Je vous invite à l'écouter. C'est un régal.

vendredi 31 octobre 2014

Quand les musulmans dictent leur loi aux autres Sénégalais


Nous sommes le vendredi 31 octobre 2014. Je quitte la salle audionumérique pour me rendre à la cantine qui fait face au CESTI (Centre d’Etudes des Sciences et Techniques de l’Information). Voulant acheter du ébongé (gâteau à la farine très prisé des étudiants), la dame me fait savoir qu’elle ne reprendra la vente qu’après la prière.
Si elle devait aller prier, là j’aurais compris. Mais elle n’a ni bougé, ni vendu. Veuillez m’expliquer s’il vous plaît.

jeudi 26 juin 2014

DELIBERATIONS BAC G



Il est 18h30. Nous sommes le lundi 23 juin aux cours Sacré-Cœur de Dakar. Les candidats sont éparpillés un peu partout dans l’établissement mais sont plus nombreux au terrain de handball. 
Ils viennent des Pédagogues, du collège Saint-Michel, du Groupe Scolaire MachAllah, du lycée des Parcelles Assainies,  de  Delafosse, de l’Institut de Commerce et de Management, du collège moderne du 3e millénaire, de l’Institut Technique et de Commerce (ITECOM), de l’Institut Privé de Gestion et de l’Immaculée Conception. Le collège Saint-Michel a remporté la palme avec les 3 mentions Bien du jury et plusieurs mentions assez bien. Les candidats individuels aussi se sont pas mal débrouillés. Tantôt des applaudissements  accompagnaient un candidat admis qui courait et criait en même temps, tantôt ces derniers étaient à l’endroit d’un père qui sautillait avec son fils admis. Pour ce qui est des cris de bonheur, nous avons eu droit à des « weuy », « merci seigneur ». A l’annonce de la fin de liste, certains  recalés pleuraient et d’autres tombaient en transe.