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lundi 18 mai 2015

Voix de stentor




A l’entendre s’exprimer, on sent de la virilité.
Dans sa voix, est enfouie une masculinité.
Radiophonique, elle fera vibrer les ondes.
Au Cesti, à Thiaroye, au Sénégal et à la ronde.
Même si il semble parfois parler dans sa barbe, 
Ecouter Essamaye n’est jamais ennuyeux.

Il a sourire facile. Essamaye prend les choses en riant parce que,
Sensible à donner une appréciation comique au réel. S’il rigole de
Mort avec vous, ne soyez pas stupéfaits. Excepté BMG.
Avec son style Thiaya, il encaisse les remontrances de Mme Sall.
Et si sa maman s’y mêle, Monsieur le dépité met des lunettes.
Là, il apparait automatiquement comme un intellectuel bon teint.

C’est un colis piégé, se plaît à répéter Modeste. Rien n’est moins sûr.
Outillé qu’il est pour déstabiliser n’importe quelle femme.
L’art de flatter Eve n’a point de secret pour lui.
Y a de quoi prendre des cours de drague non!!!!


samedi 16 mai 2015

Violence à l’Ucad: Une responsabilité partagée



L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar est devenue un lieu d’expression et d’exercice de la violence.  

 La mort de Bassirou Faye, tué par balle le quatorze Août deux-mille quatorze au sein du campus social en est un exemple patent. A en croire ses camarades,  il  a été froidement abattu par un policier.

 C’était en marge d’une manifestation pour protester contre le retard  des payements de bourse d’étude. Pour quelles raisons les étudiants tiennent-ils autant à ces allocations, au prix de leur vie ? Malgré la bancarisation en 2011, les heurts entre étudiants et forces de l’ordre demeurent.

 Certains d’entre eux utilisent ces émoluments à des fins pédagogiques (photocopier les cours magistraux ou acheter des livres). Comprise entre  18.000 et 60.000f, cette somme permet aussi de satisfaire leurs besoins vitaux : payer des tickets de restaurant ; des vêtements. Pour d’autres, issus de familles démunies, la bourse offre la possibilité de gérer quelques charges sociales. Un réel détournement d’objectif. Le nombre de bacheliers croit chaque année mais l‘offre stagne. Les reformes austères  menées par le gouvernement  exacerbent les tensions. 


En dehors du problème des bourses, l’élection des délégués des amicales tourne souvent au drame. En deux-mille huit, les couloirs de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines (FLSH) s’étaient mués en un champ de bataille, une rixe authentique entre les différents protagonistes. Chaque liste s’autoproclamait vainqueur des élections. Armés de bâtons, de gourdins, de pierres, de barres de fer, de bombes asphyxiantes et d’armes blanches, les apprenants se sont rudoyés. Un lourd bilan en termes de blessés et le saccage d’un nombre important de locaux. 

Dans les facultés, certains délégués sont obsédés par l’appât du gain. Les deux cents francs prélevés sur les inscriptions plus les subventions des facultés constituent les ressources  de ces associations. Qu’est-ce qui se cache derrière la détermination inébranlable de certains étudiants à devenir délégué, quitte à user de la violence contre leurs propres camarades ?

 Peut-être, les primes reçues quand ils siègent aux codifications. Ce sont des millions qui tombent annuellement dans les caisses des Facultés. Et les plus peuplées, comme la Faculté des Lettres et Sciences humaines, et la Faculté des Sciences juridiques se taillent la part du lion.  Selon un délégué de la faculté de médecine, les subventions perçues par les Amicales sont de diverses provenances. Pour son Amicale, il y a la subvention du Coud, qui est de 750.000 F CFA par an et celle du Rectorat qui est de 300.000 de nos francs.

 Pour la Faculté de Médecine, il indique qu’elles sont calculées sur la base du nombre d’étudiants, en raison de 200 à 300 F CFA par étudiant. Ce qui permet à son Amicale d’engranger environ 1 million de plus. Vient, enfin, la subvention de la Faculté qui est de 200.000 F CFA. 

En plus, lors des élections des délégués, les partis politiques parrainent les listes et donnent beaucoup d’argent. Une seule liste peut même revêtir plusieurs colorations politiques. Et quand pendant ce temps l’étudiant lambda ne bénéficie d’aucun avantage, il se radicalise et appelle à la révolte.




Surmonter le handicap: un devoir



Le Centre Mère Thérèsa de Keur Massar (Unité 3, Villa n°24) se situe à droite du terminus du bus soixante et onze. En partant du presbytère. Il comprend un rez de chaussée et un étage. Sa peinture défraichie dénote un manque de moyens. 

L’inscription Handicap Solidarité est visible à l’entrée. C’est le nom que portait l’Association s’occupant des infirmes. Pour la petite histoire, c’est un couple (Alice et Antoine MBENGUE) qui l’a mis sur pied, après une expérience auprès de personnes avec déficience intellectuelle dans L’Arche Nongr-Maasem, à Ouagadougou (Burkina Fao).

 Le contact est établi avec l’Arche international en vue de fonder une communauté de l’Arche à Dakar. Toute la journée du samedi deux mai 2015, Martin I.TOURE (Côte d’Ivoire), Représentant International de L’Arche et Elisabeth PLAUCHE-GILLON de L’Arche de Marseille (France) se sont retrouvés dans le Centre Mère Thérèsa à Keur Massar, pour discuter et clarifier un projet de fondation élaboré par les membres de l’Association Téranga Sénégal (ATS) et les Mamans/Tutrices des personnes handicapées.

 Commencé en 2008, le projet de fondation de L’Arche à Dakar, en cours,  est porté par Alice et Antoine MBENGUE (fondateurs) et Stéphanie SAGNA (Présidente ATS) et des membres dont Pierre NDOUR (Professeur d’Anglais au cours Sainte Marie de Hann).

 L’Arche Internationale est une association humanitaire et pédagogique, fondée par Jean VANIER en 1964 qui promeut une vie partagée (foyer de vie et activités) entre des personnes bien portantes et des personnes avec déficience intellectuelle. 

Elle a fêté ses 50 ans au dernier trimestre 2014. La Côte d’Ivoire qui a accueilli la 1ère Communauté de L’Arche en Afrique (1974) fait partie des 40 pays membres de la Fédération dans les cinq continents. Le siège social est en France (Trosly-Breuil).